Nous avons déjeuné au village de Palpite, chez l'habitant, à l'enseigne « el ranchon ». Ce repas a été un vrai régal puisque nous avions au menu pas moins de 4 plats : miettes de crabe fraîches, langouste à la catalane délicieuse, poulet à l'ail savoureux et des calamars, le tout accompagné d'avocats mûrs à souhait, de riz aux haricots noirs et de chips de banane plantain. Un excellent repas, pas loin d'être le meilleur du séjour ! Nous nous sommes d'ailleurs fait la réflexion que ce n'est pas à Cuba qu'il faut penser au régime tant les tentations gustatives sont présentes. Pour le dessert, un délicieuse glace au chocolat local était proposée, au goût fantastique !

 A noter qu'avant le repas la jeune fille de nos hôtes jouait aux dominos, et en a initié plusieurs d'entre nous à ce jeu très prisé à Cuba.

 

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J'y pense concernant les jeux et sports, l'autre particularité de la présence américaine à Cuba pendant le présidence de Batista a été de développer sur l'île le base ball qui est resté le sport national de Cuba.

Après le repas, nous avons visité le centre Korimakao, qu constitue un centre culturel unique à Cuba, inauguré par Fidel Castro en son temps et qui fête le 13/08/2017 ses 25 ans d'existence. Nous avons découvert l'infrastructure de cette école d'art et de danse singulière où il n'y a pas de professeurs mais des spécialistes dans une technique. Nous avons eu la chance d'assister à la répétition d'une nouvelle chorégraphie de danse moderne réalisée de manière admirable par deux jeunes hommes. Très joli.

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Nous avons touche du doigt, là encore, l'un des nombreux paradoxes de cette île mais qui semblent finalement donner un sens à la politique du pays. La culture y trouve une place toute particulière et privilégiée. Ce type de spectacle de danse moderne auquel nous sommes habitués dans nos sociétés capitalistes développées est présent dans cette île sous régime socialiste tendance communiste, sous embargo économique… Quelle leçon de vie pour nous autres tellement pétris de conviction sur l'ordre des choses et le fonctionnement classique des régimes politiques. Décidément, j'en suis sûre, Cuba n'est pas une dictature autoritaire. Certes, le joug économique est bien présent, mais pour le reste, c'est un modèle à part qui ne me semble clairement pas pire que d'autres et en tous cas, les Cubains que nous avons rencontrés ont tous cette fierté en eux de leur modèle de société dont ils perçoivent les limites mais aussi les avantages.